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10 pièges à éviter pour préserver sa santé (PARTIE 1)

Ce que les étiquettes ne vous disent pas : 10 pièges à éviter pour préserver sa santé




Le dioxyde de titane E171 (TiO2)


Mercredi 07 octobre 2020, panique dans les médias, une étude française publiée ce jour1 montre que les nanoparticules de dioxyde de titane, présentes notamment dans l’additif alimentaire controversé du même nom (E171), peuvent traverser le placenta et atteindre l’environnement du fœtus pendant la grossesse.


Pour rappel, le dioxyde de titane (E171) est un additif alimentaire sous forme de poudre blanche, utilisé comme colorant pour blanchir, intensifier la brillance ou encore rendre plus opaque le pelliculage de médicaments, de comprimés, de gélules. Sa mise sur le marché est suspendue en France (pas en Europe) depuis le 1er janvier 2020 dans les denrées alimentaires pour une durée d’un an2, toutefois il reste omniprésent dans les produits de la vie courante. 


Tout d’abord, pourquoi cette suspension ? 

Classé dans le groupe 2B « cancérigène possible pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en 2006 pour une exposition par inhalation au dioxyde de titane (exposition professionnelle), sa mise sur le marché a été autorisé par l'Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES). Faute de données suffisantes, aucune dose journalière admissible (DJA) relative à cet additif n’a été fixée.


Des études récentes3–7 dont NANOGUT en 2017, ont montré, que le E171 franchit la barrière intestinale et passe dans le sang, altère la réponse immunitaire intestinale et systémique et qu’une exposition orale chronique a des effets initiateurs et promoteurs de la cancérogenèse colorectale.


Composé de micro et de nanoparticules, le E171 n’est cependant pas soumis à l’étiquetage « nanomatériaux » puisqu’il n’est pas composé à plus de 50% de nanoparticules (en général 10 à 40%). 

Sous la pression d’un collectif d’associations, le Ministre de l’économie, Bruno le Maire avait acté en avril 2019 par principe de précaution, sa suspension temportaire dans les produits alimentaires, le temps de faire des études de toxicité…


Jusque-là très utilisé dans les confiseries, chewing-gum et produits chocolatés (M&M’s) il reste néanmoins toujours aussi présent dans notre quotidien via les denrées non alimentaires tels que les cosmétiques (crèmes de soins, dentifrices…), les produits pharmaceutiques (plus de 4000 médicaments dont le Doliprane, le Paracétamol ou encore le Spasfon), les compléments alimentaires, les crèmes solaires ou encore les peintures8 et matériaux de construction…





L'avis d'Hocine


Nous pouvons citer aussi l’Utrogestan, tellement prescrit par la médecine fonctionnelle en vantant le coté bio-identique.

Il y a 2 problèmes par rapport à cette progestérone :

- Elle se prend sous forme orale, la biodisponibilité de cette progestérone est donc réduite, laissant des déchets métaboliques.
- Elle contient du dioxyde de titane qui est cancérigène.

Le meilleur conseil que je puisse donner est de prendre de la progestérone sous forme topique à appliquer sous la peau avec simplement de la vitamine E (évitant le surdosage).




Et si le E171 n’était pas un cas isolé mais plutôt la partie émergée d’un l’iceberg, ou plutôt l’arbre qui cache la forêt ? 

L’objectif de cet article n’est pas de vous effrayer mais plutôt de vous initier à la lecture des étiquettes des denrées alimentaires puis dans un second temps de vous apprendre à déjouer les pièges qui se cachent dans vos produits du quotidien, car malheureusement tout ne figure pas sur l’emballage, voir dans certains cas celui-ci peut vous induire en erreur ! 


Les mentions obligatoires d’étiquetage de denrées alimentaires en France

Avant de commencer nous allons énoncer deux principes fondateurs dictés par les autorités, il va sans dire que ces règles sont censées être respectées… :

⦁ L'étiquetage doit faire figurer diverses informations qui renseignent objectivement le consommateur. Elles doivent être rédigées au moins en français.
⦁ L'étiquetage doit être loyal et précis ; il ne doit pas induire le consommateur en erreur (composition du produit, origine, etc.).


Maintenant voici à titre informatif et non exhaustif les mentions obligatoires d’étiquetage pour toutes les denrées alimentaires (sauf exceptions), selon le règlement (UE) n°1169/2011, communément appelé INCO9 pour Informations Consommateurs.


Après cette partie très théorique nous allons illustrer avec quelques cas pratiques pour vous inciter à être vigilant car même si les étiquettes contiennent en général beaucoup d'informations, dans certains cas elles peuvent ne pas tout dire…et restent impossibles à déchiffrer car des informations manquent…

⦁ La dénomination de la denrée alimentaire et de ses composants comporte ou est assortie d’une mention relative à l’état physique dans lequel se trouve la denrée alimentaire ou au traitement spécifique qu’elle a subi (par exemple: en poudre, recongelé, lyophilisé, surgelé, concentré, fumé), au cas où l’omission de cette information serait susceptible d’induire l’acheteur en erreur.

⦁ Exemple pour des steaks hachés surgelés : « Préparation de viande hachée » pour un steak avec seulement 80% de viande et 20% d’une phase dite technologique (eau + fibres / protéines végétales + sels + aromes + colorants…)
Exemple pour des pizzas : « Spécialité alimentaire à base de fromage et d’huiles végétales » ou ci-dessous « préparation alimentaire », dans les 2 cas ne cherchez pas la mozzarella, il n’y en a pas.


Figure 1 Liste ingrédients d'une pizza « Margherita » du commerce


⦁ Quant à la liste d’ingrédients; elle est établie par ordre pondéral décroissant 

⦁ L’ingrédient en tête de liste est donc celui que l’on retrouvera majoritairement dans la recette, et inversement, on retrouve souvent les additifs et épices en bout de liste, mais pas toujours 

⦁ Une liste des ingrédients n’est pas requise pour les denrées alimentaires suivantes : fruits et les légumes frais bruts, fromages, beurre, laits et crèmes fermentés, eau, produits ne comportant qu’un seul ingrédient etc.

⦁ Ne sont pas indiqués dans la liste ingrédients les additifs alimentaires et enzymes alimentaires qui sont utilisés en tant qu’auxiliaires technologiques : l’eau lorsqu’elle est utilisée, pour permettre la reconstitution dans son état d’origine d’un ingrédient utilisé sous forme concentrée ou déshydratée, ou dans le cas du liquide de couverture, qui n’est normalement pas consommé.


On distingue trois catégories. Un additif peut :

⦁ Être une substance naturelle (d’origine minérale, végétale ou animale) ;

⦁ Être un produit de synthèse (reproduisant des qualités naturelles) ;

⦁ Être artificiel (n’existant pas à l’état naturel).

Les additifs sont indiqués sur une étiquette par la lettre E suivie d'un code à trois chiffres. Ils sont répartis en diverses catégories selon leurs fonctions, en voici les grandes catégories. 


⦁ E100 à E180 = Colorant ; ex : rouge de betterave E162

⦁ E200 à E285 & 1105 = Conservateurs ; ex : nitrates et nitrites E249 a E251

⦁ E300 à E321 & E323-E324 = Antioxydants ; ex acide ascorbique E300

⦁ E322, E400 à E495 & E1103 = Agents de texture (Emulsifiants, épaississants, gélifiants,)

⦁ E325 à E384 = Acidifiants ; ex : acide citrique E330 

⦁ E420, E421, E950 à E967= Edulcorant ; ex aspartame E951 

⦁ E500 à E586 = Correcteur d’acidité ; ex silicate de calcium E552

⦁ E620 à E641 = Exhausteurs de goût ; acide glutamique E620


En France, 28 additifs sont interdits : 


Tableau 1 Additifs interdits en France, Source : http://additifsalimentaire.e-monsite.com


Ce n'est pas parce que certains additifs sont acceptés à la consommation qu'ils ne sont pas dangereux pour notre organisme… 


Liste des catégories d'auxiliaires technologiques autorisées (décret 2001-725)

⦁ Agents d'acidification, d'alcalinisation ou de neutralisation 

⦁ Agents de clarification/adjuvants de filtration 

⦁ Agents de congélation par contact et agents de refroidissement 

⦁ Agents de démoulage 

⦁ Agents de dessiccation/anti-agglomérants 

⦁ Agents de lavage et de pelage/épluchage 

⦁ Agents de plumaison et d'épilation 

⦁ Agents décolorants 

⦁ Antimousses 

⦁ Antitartres 

⦁ Biocides (NDLR : plus couramment appelés pesticides…)

⦁ Catalyseurs 

⦁ Divers 

⦁ Enzymes 

⦁ Floculants et coagulants 

⦁ Résines échangeuses d'ions 

⦁ Solvants d'extraction 


⦁ La présence d’allergènes dans les ingrédients est à déclaration obligatoire, elle doit y figurer par une impression qui les distinguent clairement du reste de la liste des ingrédients, par exemple au moyen du corps de caractère, du style de caractère ou de la couleur du fond, voici les plus communs :

⦁ Céréales contenant du gluten (blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut ou souches hybridées)

⦁ Crustacés et produits à base de crustacés.

⦁ Œufs et produits à base d’œufs

⦁ Poissons et produits à base de poissons, (à l’exception de la gélatine de poisson ou de l’ichtyocolle utilisée comme agent de clarification dans la bière et le vin)

⦁ Arachides et produits à base d’arachides

⦁ Soja et produits à base de soja

⦁ Lait et produits à base de lait (y compris le lactose)

⦁ Fruits à coque

⦁ Céleri et produits à base de céleri

⦁ Moutarde et produits à base de moutarde

⦁ Graines de sésame et produits à base de graines de sésame

⦁ Anhydride sulfureux et sulfites en concentrations > 10 mg/kg ou 10 mg/litre en termes de SO2 total

⦁ Lupin et produits à base de lupin

⦁ Mollusques et produits à base de mollusques


NB : Le « sans gluten » correspond à une teneur inférieure à 20 mg/kg de gluten (code de la consommation).


⦁ La quantité de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients;

⦁ La quantité nette de denrée alimentaire; en unités de volume pour les produits liquides et en unités de masse pour les autres produits.

⦁ La date de durabilité minimale (DDM) ou la date limite de consommation (DLC)

⦁ Les conditions particulières de conservation et/ou d’utilisation;

⦁ Le nom ou la raison sociale et l’adresse de l’exploitant du secteur alimentaire (service consommateur)

⦁ L’indication de l’origine est obligatoire, pour les produits carnés (naissance pour les bovins, élevage, abattage), et dans les denrées et plats préparés contenant au moins 8% de viande (depuis 01/2017)

⦁ Elle le sera également pour le miel, le cacao, le vin et la bière à compter du 1er janvier 2021

⦁ Pour les produits de la mer et les poissons, le consommateur final doit être informé de la dénomination commerciale, du nom scientifique, de la méthode de récolte : « pêché », « pêché en eaux douces » ou « élevé », de la zone de pêche ou du pays d’élevage, de la catégorie de l’engin de pêche (« senne », « chalut », « filet maillant » …) et enfin de la mention « décongelé » s’il y a lieu 

⦁ En restauration hors domicile (RHD), à ce jour, seul l’origine de la viande bovine est obligatoire, en salle ou via le menu, et ce depuis 2002.

⦁ Un mode d’emploi, lorsque son absence rendrait difficile un usage approprié de la denrée alimentaire;

⦁ Pour les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool en volume, le titre alcoométrique volumique acquis;

⦁ Une déclaration nutritionnelle, obligatoire depuis le 13 décembre 2016, qui comprend les modalités suivantes pour 100g de produit : Energie, Graisses totales dont Acides gras saturés, Glucides dont sucres, Protéines et Sel, les fibres étant facultatives, tout cela en comparaison avec les valeurs nutritionnelles de références (VNR) qui servent de références journalières pour un individu moyen de la population française.


Tableau 2 Apports de référence en énergie et en certains nutriments à l'exclusion des vitamines et des sels minéraux (adultes), 

Source : règlement (UE) n°1169/2011 



⦁ Le règlement (CE) n°1829/200310, relatif à l’étiquetage des denrées alimentaires et aliments pour animaux contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM), stipule que :

⦁ Les substances non considérées comme des ingrédients (auxiliaires technologiques, supports d'additif et d'arôme etc.) ne sont pas concernées.

⦁ Peuvent être exemptés d’étiquetage les denrées dont la présence d'OGM ou de dérivés est inférieure à 0,9 %

⦁ Ce seuil de 0,9 % s'applique à chaque ingrédient ou aliment considéré individuellement, indépendamment de sa proportion dans le produit fini.

⦁ Les ingrédients d’origine végétale (par exemple, la farine, l’amidon ou la lécithine) pourront porter la mention « sans OGM » s’ils sont issus de matières premières contenant de façon fortuite au maximum 0,1 % d’OGM.

⦁ L’étiquetage des ingrédients d’origine animale (par exemple, le lait, la viande, le poisson ou les œufs) pourra mettre en avant une absence d’OGM aux seuils de 0,1 % ou 0,9 %. Afin d’assurer la bonne information du consommateur, le niveau de garantie sera précisé dans la mention : « issu d’animaux nourris sans OGM (<0,1 %) » ou « issu d’animaux nourris sans OGM (<0,9 %) »


Figure 2 Rôti de porc issu d'animaux nourris sans OGM (<0,9%)


⦁ Les ingrédients d’origine apicole pourront être étiquetés « sans OGM dans un rayon de 3 km » sous réserve notamment que cette distance d’éloignement entre les ruches et les champs génétiquement modifiés soit respectée.


Quelques mentions facultatives d’étiquetages 


Tableau 3 Signes officiels de qualité, Source Siga.care



Les logos officiels dits de qualité, sont les suivants :


⦁ Appellation d’origine contrôlée (AOC) est un logo français valorisant un savoir-faire reconnu dans une aire géographique, qui donne des caractéristiques particulières au produit. La différence avec l’IGP est que l’AOC est un gage de qualité supérieure globale puisque toutes la phases d’élaboration du produit doivent être réalisées dans l’aire géographique et la reproduction en dehors de cette zone est interdite. L’équivalent reconnu au niveau européen est l’Appellation d’origine Protégée (AOP) encadré par le règlement n°1151/2012 et d’exécution n°668/2014.

⦁ Indication Géographique Protégée (IGP). Ce label européen met en avant la qualité, la réputation et d’autres caractéristiques liées à l’origine géographique du produit. Les phases d’élaboration ne sont pas forcément réalisées dans cette zone géographique.

⦁ Spécialité traditionnelle garantie atteste qu’un produit alimentaire a été fabriqué selon une recette considérée comme traditionnelle.  

⦁ Label rouge, logo uniquement français, est un symbole d’un niveau de qualité supérieur aux autres produits similaires commercialisés. Cette mention répond au cahier des charges, validé par l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) et du Code rural et de la pêche maritime, articles R.641-1 à R.641-10. Ce cahier repose sur des conditions de production, l’image du produit au regard de ses conditions de production et les éléments de présentation ou de service. Il existe plus de 400 labels rouges homologués propre à chaque filière.

⦁ Agriculture Biologique repose sur une obligation de moyens et non pas de résultats, on se base sur un cahier des charges promouvant le respect de la biodiversité, des ressources naturelles, l’assurance du bien-être animal, l’interdiction des pesticides de synthèse, des OGM… 


Le logo AB est français, il peut être apposé en sus du logo eurofeuille qui est la version de l’Union Européenne, encadré par le règlement n°834/2007 relatif à la production biologique, sans jamais être plus visible que celui-ci.


Depuis le 1er juillet 2010, le logo communautaire (eurofeuille) est obligatoire sur tous les produits préemballés dans l’UE, facultatif pour les produits importés. L’origine des matières premières utilisées doit apparaître dans le même champ visuel que ce logo (UE, non UE, UE/non UE, ou le nom d’un pays si 100 % des matières premières en sont originaires). Enfin, le numéro de l’organisme certificateur en charge des contrôles doit apparaître sur l’étiquetage du produit



Bon à savoir :

⦁ Dans le cadre de son plan de contrôle annuel (filière et résidus de pesticides) de 2015, plus de 1 000 établissements ont été visités par la DGCCRF. Le taux d’anomalies se rapportant au non-respect de la règlementation relative à l’agriculture biologique (défaut d’adhésion au système de contrôle, absence des mentions obligatoires, usage non conforme du logo AB et/ou du logo communautaire, utilisation de pesticides interdits, etc.) s'élève à 14,2 % (14.3 % en 2014, 12.4 % en 2013).

⦁ Pour l’utilisation du label produit Agriculture biologique, le fabricant est soumis à la règle suivante :

Seuls les produits contenant au moins 95 % d’ingrédients agricoles certifiés biologiques peuvent comporter les termes « biologique » ou « bio » dans leur dénomination de vente. En dessous de 95 %, les termes « biologique » ou « bio » ne peuvent apparaitre qu’au niveau de la liste des ingrédients.


L’eau et le sel n’étant pas des ingrédients agricoles, ils ne peuvent être certifiés biologiques. 

De plus, contrairement aux idées reçues, les produits bio peuvent contenir des additifs. Aujourd’hui seuls 48 additifs sont autorisés dans l’agriculture biologique, en grande majorité d’origine naturelle (mais aussi chimique) et ils ne sont pas tous inoffensifs (E153, E250, E252, E464, E509...).


Voici donc à titre d’exemples des produits biologiques et leurs listes d’ingrédients :







⦁ La loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 a rendu possible l’apport d’un système d’information nutritionnelle sur les produits alimentaires. Le Nutri-Score élaboré par l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle de l’Université Paris 13 (EREN) a été choisi par le ministère de la santé. Ce logo nutritionnel n’est pas imposé, mais peut être utilisé dans le cadre d’une démarche volontaire des entreprises/distributeurs.


Le Nutri-Score « évalue la qualité nutritionnelle de votre produit » à partir de facteurs nutritionnels à limiter en cas de consommation excessive (l’énergie (kJ/100g), les acides gras saturés (g/100g), les sucres simples (g/100g) et le sel (mg/100g)) et de facteurs alimentaires à favoriser (les fibres (g/100g), les protéines (g/100g), les fruits et légumes, les légumineuses et les fruits à coque (g/100g).


Le score final dépendant de ces deux composantes permet d’attribuer une lettre et une couleur par soustraction de la composante négative par la composante positive. 

Toutefois comme nous pourrons le voir par la suite, ce score est nutritionnel est loin d’être la panacée car en plus de stigmatiser certains facteurs nutritionnels, il ne prend pas en compte la présence d’additifs alimentaires, des effets de matrice ou le degré de transformation (comme dans la classification NOVA).



Figure 3 Différents Nutri-score



L’avis d'Hocine


Le Nutri-score à lui seule menace non seulement notre bien manger mais aussi les labels que nous avons présentés plus haut.

Le Nutri-score, algorithme réductionniste, s’occupe de la composition « nutritionnelle » de l’aliment.

Or, la qualité de l’alimentation n’est pas du tout présentée.

COMPLEXUS CARE NE PARTAGE PAS L’INTERET DU NUTRISCORE


⦁ Les déclarations de fibres, vitamines et minéraux sont elles aussi facultatives, mais indispensables si une allégation santé ou nutritionnelle y fait allusion (ex : « Riche en fer » pour de la viande ou en calcium pour des produits laitiers). Elles doivent être déclarées en comparaison des VNR.



Tableau 4 Vitamines et sels minéraux pouvant être déclarés et valeurs nutritionnelles de référence (VNR)


⦁ Est considéré comme une allégation nutritionnelle tout message ou toute représentation non obligatoire en vertu de la législation qui affirme, suggère ou implique qu'une denrée alimentaire contient ou ne contient pas une certaine quantité d’énergie, de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel et possède des propriétés nutritionnelles bénéfiques, voici quelques exemples :


⦁ « Faible valeur énergétique » : au maximum 40kcal/100g de produit solide ou 20 kcal/100mL

⦁ « Sans matière grasse » : moins de 0,5g de lipides /100g ou moins de 1,5g/100 mL.

⦁ « Faible teneur en sucre » : <5g/100g de solide ou <2,5g/100mL

⦁ « Source de fibres » : au moins 3g de fibres / 100g ou 1.5g de fibres / 100kcal

⦁ « Source de protéines » : au moins 12% de la valeur énergétique du produit provient des protéines

⦁ « Riche de protéines » : au moins 20% de la valeur énergétique du produit provient des protéines

⦁ « Riches en fibres » : au moins 6g de fibres/100g de produit

⦁ « Source de [vitamines/minéraux] » : au moins 15% des Apports Journaliers Recommandés 



Figure 4 Allégations nutritionnelles 0% de MG et Sans colorant


⦁ Les allégations de santé sont à part et concernent tout message ou toute représentation non obligatoire en vertu de la législation qui affirme, suggère ou implique l’existence d’un lien entre une denrée alimentaire ou l'un de ses composants et la santé, quelques exemples :


⦁ « La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire. » (cf Article 13 qui porte sur le rôle d’un nutriment ou d’un composé dans la croissance, le développement et les fonctions de l’organisme, psychologique ou comportemental, dans le contrôle du poids ou la réduction de la sensation de faim)


⦁ « Il a été démontré que le bêta-glucane d’orge abaissait/réduisait le taux de cholestérol sanguin. Une cholestérolémie élevée constitue un facteur de risque de développement d’une maladie cardiaque coronarienne. » (cf Article 14.1 .a faisant rapport au risque de réduction de maladie)


⦁ « Le calcium est nécessaire à une croissance et à un développement osseux normaux des enfants. » (Cf Article 14.1 .b par rapport au développement et la santé des enfants)


Figure 5 Allégations de santé sur le système immunitaire via Vit D & B6



CAS PRATIQUES :


(Pièges 1,2 et 3 accessibles dans la partie 1)



PIEGES A EVITER N°4


MEFIEZ VOUS DES ADDITIFS


Gros sujet que celui des additifs alimentaires, ces derniers sont strictement encadrés par le règlement européen n°1333/200814, pour se retrouver dans la liste dite « positive » ils doivent avoir démontré auprès de l’Autorité de Sécurité Alimentaire (EFSA European Food Safety Authority) qu’ils :


⦁ Répondent à un besoin technologique qui ne peut pas être satisfait par d’autres méthodes

⦁ Ne trompent pas le consommateur

⦁ Ne posent de problèmes pour la santé du consommateur aux doses proposées, CELA NE SIGNIFIE PAS QU’ILS SONT SANS DANGER ! En effet pour déterminer « l’innocuité » d’un additif,


l’EFSA se base sur une évaluation du risque et non pas du danger. Pour approfondir cette nuance qui n’est pas sans conséquence nous vous renvoyons vers le très bon article de T. FIOLET15

De plus, bien qu’autorisés, certains additifs comportent des mentions obligatoires qui ne sont pas anodines :


⦁ Polyols: « Une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs »

⦁ Aspartame/sel d’aspartame-acésulfame: « Contient une source de phénylalanine »

⦁ E104 (jaune de quinoléine), E110 (jaune orangé S), E124 (ponceau 4R), E122 (carmoisine), E129 (rouge allura), E102 (tartrazine) : « peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention chez les enfants) »


Attardons-nous un instant sur les colorants E102, E110, E122 et E124, composés azoïques (reliés par deux noyaux benzéniques), et plus particulièrement sur la Tartrazine (E102). Colorant de synthèse de couleur jaune ou orange, Il est utilisé comme colorant dans plusieurs produits industriels alimentaires comme les chips, la moutarde, les gâteaux, les jus, les pâtés mais aussi dans les médicaments comme le Zejula (utilisé dans le traitement du cancer des ovaires).


Produit chimiquement, la tartrazine est faite artificiellement de pétrole, résistant à l'acide, à la lumière et à la chaleur. Selon certains procédés de fabrication, l'aluminium peut également pénétrer dans le colorant, sans que ceci soit indiqué sur l'étiquette (ce métal est soupçonné de faire progresser les maladies de démence comme la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson dans le cerveau).


Ce colorant s'est avéré cancérigène, dangereux génétiquement et nuisible au système immunitaire et de ce fait a été interdit dans certains pays scandinaves, mais reste autorisé en France. Il est soupçonné de provoquer hyperactivité et asthme chez les enfants. Ce colorant présente d’autres effets secondaires tel que les troubles de la vue et les insomnies.


Le fameux glutamate (E621) sert à rehausser le goût des aliments. On en retrouve véritablement partout, principalement dans les plats asiatiques, mais aussi dans les chips ou les plats préparés. En quantité importante, le glutamate serait toxique pour les neurones, en particulier pour les enfants.  


Est-il nécessaire de vous présenter les très controversés aspartame E951 et acésulfame de potassium E950 dont le pouvoir sucrant est 200 fois supérieur à celui du sucre ? 


Bien que le consensus scientifique s’accorde à dire que, au vue des connaissances actuelles, leur consommation est sans risque dans la limite des doses journalières admissibles (DJA) ; 


« Il n´y n’a pas de base scientifique suffisante pour une réévaluation sur le plan toxicologique et aucune évolution dans les recommandations de consommation des édulcorants n’est adoptée »16 (ANSES)

 

« Tout risque potentiel associé à l’aspartame a été examiné par des instances scientifiques du monde entier et que la dose journalière admissible actuelle assure la protection des consommateurs »17 (EFSA)


Toutefois ces affirmations sont contestées par certaines universités arguant que les études utilisées pour prouver leur innocuité ne répondent pas aux normes scientifiques généralement requises pour prendre de telles décisions18


Ces deux édulcorants, dits intenses, restent donc sur le banc des accusés avec à charge les condamnations suivantes; dangereux pour la santé19–21, possèdant un potentiel cancérigène, affectant l’embryogenèse pendant la grossesse18,22, entrainant (à haute dose) des accouchements prématurées chez les femmes enceintes23–25 ainsi qu’une addiction du bébé vis-à-vis des aliments sucrées chez les femmes enceintes et allaitantes26.


Concernant la glycémie, ils induiraient une variation minime de ses taux27 mais seraient reliés à la consommation de sodas, au développement de l’obésité, du diabète de type 2 et du syndrome métabolique28–31 donc certainement à une perturbation chronique du contrôle de la glycémie et de la sécrétion d’insuline32


D’ailleurs une étude récente a montré que l’acésulfame de potassium pouvait augmenter la quantité de sucre absorbé par les cellules de l’intestin33 et qu’une injection à forte dose d’acésulfame de potassium sur des rats entrainait une sécrétion importante d’insuline avec une augmentation de 114-210% par rapport au niveau basal34


Bref, impossible de conclure cette partie sans mentionner les nitrates de potassium (E 251), nitrate de sodium (E 252), nitrite de potassium (E 249), nitrite de sodium (E 250) pour lesquels la controverse n’existe pas ou plus puisqu’Il y a une seule certitude scientifique : le fait de manger de la charcuterie (ndlr : donc des nitrates/nitrites) est cancérogène. 


Aussi, en dose élevée, ils mènent à la cyanose, caractérisée par le bleuissement typique des lèvres, des muqueuses et de la peau. Le passage de l’oxygène dans les globules rouges en est diminué, ce qui provoque en particulier chez les enfants une insuffisance respiratoire aiguë, pouvant conduire à une mort par étouffement (terme technique : méthémoglobinémie).


L’alerte a été donné en 2015 quand le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé la "viande transformée » comme cancérigène (à l’époque un gros raccourci fut fait et la viande rouge ostracisée), en cause notamment, les nitrosamines, composés cancérogènes, formés dans l’organisme à partir des nitrites utilisés en qualité d’additifs alimentaires. 


Pourtant, en 2017, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), n’a pas jugé nécessaire de revoir à la baisse la dose journalière admissible (dose pouvant être ingérée tous les jours sans danger pour la santé) des nitrates ou nitrites ajoutés aux aliments, ni par conséquent les quantités autorisées dans les denrées alimentaires35


Selon les études épidémiologiques, les grands consommateurs de charcuterie sont plus touchés par le cancer colorectal36,37 ainsi que de l‘estomac38,39 ; « Pour les viandes transformées incluant la charcuterie, chaque augmentation de 50 g/j induit des augmentations de risque allant jusqu’à 50 %40 »


Enfin, plusieurs marques commercialisent depuis peu des charcuteries, jambons, tranches de dinde, lardons…, « sans nitrites ajoutés », toutefois ces derniers sont bien présents ! Le tour de passe-passe est plutôt simple, en effet les jambons sont injectés d’une saumure naturellement riche en nitrates qui se transforment en nitrites au cours de la cuisson : l’apport est donc réduit mais pas nul, vous les retrouverez sous les dénominations « bouillons / ferments / arômes naturels … ».






Pour terminer nous mentionnerons les résultats de l’étude OQALI41 publiée en 2019 sous l’intitulé « Bilan et évolution de l’utilisation des additifs dans les produits transformés » qui parlent d’eux-mêmes :


« L’additif le plus fréquemment retrouvé dans les listes d’ingrédients étudiées (n=6 891 ; 23%) est l’acide citrique (E330). Autorisé dans de nombreux secteurs, il a notamment un rôle de régulateur de l’acidité. » 


Le E330 est produit industriellement à l'aide de la moisissure Aspergillus Niger, dont le plâtre est un sous-produit important. L'acide agressif est aussi utilisé comme détartrant pour les cafetières ou comme produit de nettoyage de toilettes. C’est pourquoi la loi prescrit les avertissements « irritant pour la peau et les yeux » ou bien « ne pas laisser à la portée des enfants » sur les emballages. D’ailleurs, les dommages causés à l’email dentaire par cet additif, notamment chez les forts consommateurs de sodas, thé glacés, jus de fruits, confitures, sont régulièrement pointés du doigt, avec une vigilance particulière pour les enfants.


Pour conclure sur les additifs, en raison d’une absence totale de soupçons, et en présence de controverses, nous vous conseillons de limiter au maximum leur consommation, qui ne présentent aucun caractère bénéfique ni indispensable !

 


PIEGES A EVITER N°5


MEFIEZ VOUS DES ARÔMES


Les arômes sont des additifs toutefois ils méritent que l’on s’attarde un instant cette classe particulière plutôt opaque, souvent noyée dans la liste d’ingrédients sous la simple dénomination « arômes » et dans le moins pire des cas « arômes naturels »


Il est évident que pour 99% d’entre vous les noms de COLIN INGREDIENTS, FIRMENICH, MANE, SENSIENT GIVAUDAN, AROMATECH, ARGEVILLE, ROBERT, NACTIS ou encore SOLINA ne vous disent rien pourtant il y a fort à parier que se trouve dans vos placards de cuisines et de salles de bains plusieurs dizaines d’arômes qui proviennent directement de leurs usines…

Bien sur les arômes ne sont pas des substances inoffensives. Ce qui les rend « non dangereuses » / « tolérés », c'est leur quantité qualifiée comme « faible » dans le produit final (en moyenne 0,3% mais dans certains produits on peut monter jusqu’à 2 ou 3% !). 


A moins d’être un professionnel, et encore avec le secret professionnel omniprésent dans ce milieu, vous n’aurez jamais accès aux listes d’ingrédients de ces fameux arômes. De toute façon à moins d’avoir un doctorat en chimie vous n’y comprendriez rien puisqu’il s’agit d’une suite interminable de molécules synthétiques plus ou moins complexes…

A défaut de pouvoir vous dévoiler une liste d’ingrédients, voici quelques extraits issus d’une même fiche technique d’un arôme « Cranberry Flavor » 








On en revient toujours à la même notion de danger et de risque, comme quoi « C’est la dose qui fait le poison » (Paracelse), et donc que les arômes seraient dangereux mais sans risque si consommés en petites quantités … 


Clin d’œil : bien que répandu à travers les personnages historiques du roi Mithridate VI, Raspoutine, Trotski ou encore de fiction via Dumas et son célèbre comte de Monte Cristo, il n’est pas prouvé que l’ingestion quotidienne de petites doses de poisons ne vous permettront pas de vous immuniser contre ces derniers (mithridatisation)… A noter que cette théorie exclut la possible accumulation de résidus toxiques dans l’organisme. 


Enfin, méfiez-vous particulièrement des arômes dits de fumée, ces derniers contiennent presque systématiquement des benzopyrènes, un hydrocarbure aromatiques polycycliques (HAP) que l’on retrouve dans le tabac ou la viande cuite au barbecue et dont la toxicité n’est plus à démontrer…42–49



PIEGES A EVITER N°6


MEFIEZ VOUS DES MATERIAUX AU CONTACT DES ALIMENTS (MCDA) !



Vous les connaissez sous les noms de PET (code 1 ; polyéthylène terephtalate), PVC (code 3 ; polychlorure de vinyle), PS (code 6 ; polystyrène) ou encore le « autres » (code 7 ; polycarbonates majoritairement à base de Bisphénol A (BPA), S (BPS) et F (BPF)) tous des perturbateurs endocriniens connus50–68



Au-delà de leur impact environnemental, les plastiques posent un vrai problème pour la santé, un autre enjeu de taille inhérent aux matières plastiques alimentaires est l’incertitude quant à l’effet cumulé des substances chimiques libérées, leur accumulation dans le corps humain et leurs effets potentiels sur la santé à long terme. 


Les migrations de substances problématiques étant amplifiés lorsque les denrées alimentaires sont chauffées, d’où les traditionnels conseils comme de ne pas chauffer de plastique au micro-ondes, prendre sa tasse pour la machine à café etc…


Dans ce cas, faut-il acheter exclusivement des produits sous emballages carton ?


En 2011 l’association UFC Que Choisir dénonçait un problème de migration des huiles minérales69, puisque sur 20 produits testés, 14 s’étaient révélés contenir, à des niveaux préoccupants, des huiles minérales provenant des encres des emballages en carton. Pour deux produits, les doses relevées en huiles minérales saturées*(2) dépassent considérablement la dose limite internationale : ainsi le couscous graine « Tipiak » et la chapelure « Leader Price » contiennent respectivement 50 fois et 10 fois la dose maximale recommandée !



Ces huiles, qui sont dérivées d’hydrocarbures, seraient cancérigènes et génotoxiques, c’est-à-dire susceptibles d’endommager l’ADN70–72. Elles sont également suspectées de provoquer des réactions inflammatoires.


En novembre 2015, l’association Foodwatch rendait public les résultats d’une étude européenne73 sur la migration dans les aliments d’hydrocarbures aromatiques d’huiles minérales (MOAH), des composés présents sur les emballages et reconnus comme potentiellement dangereux pour la santé.


L’Anses a soulevé une alerte en mai 201774 au sujet des emballages alimentaires en papier et en carton. Ceux-ci contiennent en effet des huiles minérales, provenant notamment des encres et adhésifs des emballages, qui peuvent alors migrer dans les aliments. Le risque de contamination est malheureusement encore plus élevé avec le papier et le carton recyclés. Lors du recyclage, les anciens emballages sont mélangés à de l’eau afin de reconstituer de la pâte à papier. Les encres et adhésifs se retrouvent mélangés au reste et entrent ainsi directement dans la composition du carton.

Lorsqu’il n’y a pas de sachet protecteur entre l’emballage et l’aliment, le risque de migration des huiles minérales est donc important.75,76



Last but not least, l’Aluminium, ce métal est omniprésent dans notre société moderne (emballage de médicaments, barquettes et films alu, cannettes, conserves, cosmétiques, électroménager, smartphone, vélo, voitures…) et donc notre niveau d’exposition aurait triplé de 1mg/j en 1950 a 30mg/j en 2019 pour tendre vers 100mg/j en 2050. Or selon l’EFSA la dose maximale tolérée serait de 1mg/kg/semaine, soit pour un individu moyen de 70kg soit : 70mg/semaine soit : 10mg/j !!


Concernant les risques pour la santé, citons les suivants :


⦁ Il contribue fortement au stress oxydatif

⦁ Il favorise ainsi l’amplification et la pérennisation de l’inflammation dans de nombreuses pathologies comme la sclérose en plaques, la maladie de Crohn, l’asthme, l’autisme, le défaut de fertilité ou encore l’épilepsie.

⦁ Il est « exocytotoxique », ce qui signifie « hautement toxique pour les cellules de l’organisme », notamment au niveau cérébral, Il est ainsi incriminé entre autres dans la maladie d’Alzheimer.

⦁ L’aluminium est reconnu comme un mutagène, c’est-à-dire comme un agent capable de provoquer des changements dans la structure du matériel génétique (cancer du sein, poumon, vessie…)

⦁ Il semblerait également incriminé pour ses effets tératogènes ; cad sur le développement du fœtus.

Pour aller plus loin sur le sujet de l’aluminium, vous pouvez consulter l’excellent article d’Anthony Berthou.

Etant donné l’omniprésence de risques dans notre quotidien, on peut statuer sur le fait que le risque zéro n’existe pas, mais que la principale précaution est de limiter au maximum votre exposition à tous ces perturbateurs. Là encore, la solution est de faire des achats responsables, limiter le suremballage et de privilégier au maximum les aliments en vrac, en apportant ses propres contenants de préférence en verre.






PIEGES A EVITER N°7


MEFIEZ VOUS DES ALLEGATIONS SANTE / LABELS DE QUALITE







Les signes, officiels ou non, de « qualité » ne suffisent malheureusement pas à valoriser tous les aspects d’un produit alimentaire. La qualité nutritionnelle, le respect de l’environnement, le commerce équitable ou le degré de transformation des aliments, sont par exemple des critères importants pour faire ses courses.


Toutefois un label de qualité ne garantit la qualité d’un produit que sur un seul axe d’analyse (son origine ou le respect de l’environnement par exemple). Mais cela ne permet pas d’évaluer la qualité d’un produit dans sa globalité. LE POTENTIEL SANTÉ DES ALIMENTS N’EST PAS PRIS EN COMPTE PAR LES LABELS ALIMENTAIRES


La fonction première d’un aliment est de fournir l’énergie et les nutriments dont notre corps a besoin. Il est donc primordial pour choisir un aliment de s’intéresser à son impact santé. 

Un aliment dit « bio » ou « diététique » car allégé / light / sans sucre / sans matière grasse / 0%... serait-il donc gage d’un bon potentiel santé ?


PIEGES A EVITER N°8


ACHETER DES PRODUITS « DIETETIQUES » 0% / LIGHT / ALLEGES / SANS SUCRES / SANS MG …






En conclusion, retenez la maxime de Lavoisier « Rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme » 

Quand l’on retire un ou des composants d’une matrice alimentaire pour se conformer à une approche réductionniste basée sur une somme de nutriments ou la mise en avant de l’un d’entre eux, il faut obligatoirement compenser par l’ajout d’un ou plusieurs succédanés (ersatz), mais il n’est pas sur que vous ayez gagné au change. 

Enfin, que penser du label nutritionnel Nutri-score promulgué par l’Etat et les autorités sanitaires, serait-il la solution miracle pour faire les bons choix sans se prendre la tête et sans risque ?

 



PIEGES A EVITER N°9


SE BASER UNIQUEMENT SUR LE NUTRISCORE


Le Nutri-score est le système d’information nutritionnelle (SIN) officiel, cet étiquetage nutritionnel est aujourd’hui optionnel, mais une loi votée en février 2019 (entrée en vigueur au plus tard le 1er janvier 2021) rend la mention du Nutri-score obligatoire dans les annonces publicitaires (télévision, radio, Internet). Une obligation à laquelle les annonceurs peuvent toutefois déroger moyennant une contribution financière.


Pour les industriels, s’ils font en apparence grise mine, ils savent en réalité que le Nutri-score est une aubaine pour eux car d’une manière générale, il ne prend pas en compte plusieurs paramètres :


⦁ Le mode de production, le degré de transformation ou de destruction de la matrice d’un aliment, ce qui influence pourtant variablement le métabolisme,

⦁ La qualité des graisses saturées qui toutes ne se valent pas, de même que les acides gras trans ne sont pas spécifiés,

⦁ La différence entre les huiles à teneur variable en oméga-6 et oméga-3 ou le ratio entre les deux, alors que toutes les huiles ne génèrent pas les mêmes effets (inflammation/régénération) selon leur profil d’acides gras, équilibré ou pas, ce qui tend à pénaliser les aliments sources de « bonnes » graisses,

⦁ La teneur en minéraux (hormis le sodium),

⦁ La présence d’additifs.


Pourtant créé à la base pour lutter contre la « malbouffe », il favorise donc ces aliments dits « zéro », ou encore « aliments vides ». Nous qualifions d’ailleurs son approche de « réductionniste » car il ne considère l’aliment que comme une seule somme de nutriments et de calories interchangeables. Sur cette base on a donc fractionné les aliments puis recombiner les ingrédients et nutriments dans de nouvelles matrices artificielles ou « fake foods »




Pour vous en convaincre il suffit de revoir les exemples vus-précédemment, ou ceux-ci-dessous, tous classés avec une note Nutri-score de A.





Rappelons que le réductionnisme est une approche qui consiste à expliquer le tout à partir cdes parties tandis que l’holisme est une approche qui considère que le tout est différent de la somme des parties.


Or, il faut plutôt envisager le potentiel santé d’un aliment en allant au-delà de sa stricte composition nutritionnelle, et notamment de sa teneur en matières grasses, sel et sucres.

Aussi comme le suggère à juste titre Anthony Fardet, plutôt que de consommer des aliments fonctionnels ou enrichis pour compenser à la base un régime alimentaire déséquilibré dans une logique curative réductionniste, il faudrait revenir à une alimentation globale à base de vrais aliments complexes pas, peu ou modérément transformés dans une logique préventive et holistique.77,78


C’est d’ailleurs le point de vue défendu par Colin T Campbell, un chercheur américain en biochimie nutritionnelle, théorie qu’il définit par « Wholism » en faisant un jeu de mots entre « Holism » et « Whole ».79 


Une alternative au Nutri-score est la classification internationale NOVA, mise au point par une équipe d’épidémiologistes brésiliens, qui classe les aliments selon leur degré de transformation en 4 groupes technologiques, ceci en lien avec la santé des consommateurs comme de nombreux articles scientifiques publiés le démontrent très bien.80–86


 


PIEGES A EVITER N°10 & CONCLUSION


MEFIEZ VOUS DES ALIMENTS ULTRA TRANSFORMES

ACHETEZ RESPONSABLE



Comme nous avons pu le voir tout au long de cet article le réductionnisme nutritionnel « dogmatique » n’a fait que créer toujours plus de confusion dans l’esprit des gens, menant de façon extrême à certains troubles du comportement alimentaires dont l’orthorexie et une ultra-transformation de notre alimentation afin de se conformer et de pallier à une approche réductionniste déséquilibré.


Pourtant l’alimentation est quelque chose de très simple quand l’on prend la peine d’écouter son corps et bien manger devient très facile ; « Avec un retour à l’éducation à l’alimentation on peut même se demander si un jour les recommandations nutritionnelles nationales ne deviendront pas tout simplement inutiles… » (Anthony FARDET)87 


Les aliments ultra transformés sont délétères pour notre santé et il convient de les identifier afin de les limiter au maximum, pour cela : 


⦁ Il faut bien observer la différence entre l’état dans lequel est commercialisé un produit et son état originel ; ainsi une salade « prête à manger » déjà découpée, désinfecté à la javel et conditionnée sous atmosphère protectrice sera bien plus transformée que la même batavia achetée brute sur un étal de marché.

⦁ Lire les listes d’ingrédients des produits que l’on met dans son panier de courses, c’est dans cette dernière que l’on peut constater la présence d’ingrédients/additifs qui sont marqueurs d’ultra-transformation.

Ces marqueurs d’ultra-transformation sont des ingrédients isolés et/ou dénaturés obtenus par des procédés technologiques relevant du cracking, de la purification et/ou de la synthèse chimique.

La matrice alimentaire des ingrédients d’origine se trouve ainsi modifiée par l’application de procédés plus ou moins controversés. On obtient alors des substances dont le potentiel santé est altéré.


Le potentiel santé d’un aliment étant sa capacité à agir d’une manière bénéfique pour la santé, il relève d’une part de sa composition (nutriments) et d’autre part de sa matrice (structure physique) qui est la moins transformée possible.


Un aliment avec un bon potentiel santé présente une combinaison bénéfique pour l’organisme dans sa dimension nutritionnelle et structurelle. 

En conclusion, les choix que vous effectuerez lors de vos courses auront un impact considérable sur votre santé mais aussi sur notre société, car un achat est un vote et c’est notre devoir en tant que consomm’acteur responsable de faire les bons choix en privilégiant une alimentation vraie, variée et locale.



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