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Grossir : causes ou conséquences ?

La prise alimentaire cause ou conséquence ? (Attention post dangereux pour les spectico-réductionnistes bloqués dans leur ego/GROS BETA ! )




POMC : Pro-opiomélanocortine (diminue la prise alimentaire)


AgRP : agouti-related peptide (augmente la prise alimentaire, diminue le métabolisme et la dépense énergétique). OREXIGENE


α-MSH : hormone alpha stimulante de la mélanocortine (diminue la prise alimentaire) ANOREXIGENE


CART : diminue la prise alimentaire Peptides reliés à la cocaïne et aux amphétamines (CART)


NPY : augmente la prise alimentaire


Dans la vision réductionniste, compartimentée et déchiquetée, grossir est simplement dû à des calories « in » et la perte de poids à des calories « out ».


Sauf que dans cette équation, trop simpliste, qui soi-disant résume des interactions complexe à A+B= C, nous n’apprenons rien. On ne sait pas pourquoi nous mangeons plus ou moins : par compulsions, par excès ou simplement des « envies » de sucrés ou plus de salés. Tous ces mécanismes nous caractérisent, nous, en tant qu’humain. Le comportement alimentaire est stimulé par la faim, les envies et les sensations hédoniques et est également contrôlé par les processus homéostatiques. (Elmquist JK, et al., 1999)


Le stress, l’hypothyroïdie, une alimentation trop déséquilibrée (Indice glycémique haut, AUT), le manque de testostérone, la sédentarité augmentent la Résistance à l’insuline. Et oui, le « sucre » n’est pas simplement le réel coupable de tout ceci ! L’adiponectine, sécrétée par les adipocytes, basse dans l’obésité, diabète et les maladies cardio augmentent la résistance à l’insuline tout en diminuant la thermogénèse. Des mécanismes agissent en faveur ou défaveur contre ou pour vous. L’insuline est aussi une conséquence du système et pas réellement la cause de cette prise de graisse. Effectivement, c’est le maître des clés, mais ce dernier agit par cause-effet.


La leptine, protéine anorexigène d’origine adipocytaire agit essentiellement au niveau du système nerveux central, notamment l’hypothalamus. On part des graisses pour envoyer le signal au cerveau. Les adipocytes sont des « glandes endocrines » comme le disait le chercheur Bastard..Et il y a un dialogue entre tissus adipeux blancs et le cerveau (Pénicaud,et A Lorsignol centre des sciences du goût et de l’alimentation).


Lorsque l’insuline active, avec d’autres marqueurs de croissances, les adipocytes immatures en matures, ils sécrètent de la leptine (et des centaines d’autres protéines). La leptine, du latin minceur, peut augmenter considérablement jusqu’à perturber le signal de l’appétit. En période de famine, de jeûne intense (Thierry de Lestrade), de régimes trop drastiques, la leptine tombe à des niveaux dramatiques baissant, aux apports, le métabolisme pour rester en vie. Dans l’un le signal ne passe pas (obésité, début de résistance à l’insuline…) et dans le cas 2, il n’y en a pas assez. Les conséquences restent les mêmes.


Le principal effet de la leptine est de réduire l’appétit et d’augmenter la thermogenèse, par modifications de l’expression de alpha-MSH, CART, AgRP) et NPY (neuropetitde Y) conduisant notamment à une stimulation du système sympathique. Si la leptine est perturbée, le NPY (neuropeptide orexigène) augmente ce qui vous donne faim. Pour faire simple, votre corps vous pousse à manger. Vous ne mangez par « par hasard » mais par des mécanismes donnés dans l’espace et le temps et en interrelation dans et autour de l’environnement donné. Par exemple des études ont montré un NPY plus élevé au niveau cérébral suite à des antidépresseurs.


La cause HOLISTIQUE est le dérèglement (psy, physio, hormonal) et la conséquence est l’envie de manger ou l’acte alimentaire (conséquence REDUCTIONNISTE). On le voit pourquoi aucun régime ne marche sur le long terme : dérèglements systématiques des hormones, des neuropeptides, etc qui conduisent inexorablement à une reprise de poids (le fameux effet yoyo). Dans l’étude de Kevin Hall (étude d’intervention), les AUT ont poussé les gens à manger par dérèglement physiologique des signaux de satiété et pas l’inverse !


Il y a donc du travail dans la prise de poids, la perte de gras. Manger moins peut être mais si c’est pour tenir 1 semaine en pensant H24 à autre chose. Nous connaissons tous la fin !


Et le pire c’est que plus on est en surpoids, plus on mange, cercle vicieux sans fin qui conduise à des obèses à rester de plus en plus gros et des minces de plus en mince ! (comme le soulignait le dr Herbert Herzog de l’institut de recherche médicale de Garvan).


Hocine Sekkiou.

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