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Pensée complexe, Nutrition, Nutriscore, SIGA et UFC que choisir ?

Pensée complexe, Nutrition, Nutriscore, Nova, SIGA et UFC que choisir ?




« La simplicité voit soit l’un, soit le multiple, mais ne peut voir que l’Un peut être en même temps Multiple. Le principe de simplicité soit sépare ce qui est lié (disjonction), soit unifie ce qui est divers (réduction »).

(Morin, Introduction à la Pensée Complexe)


Qu’est-ce que le Nutri-Score ?

Depuis le 13 décembre 2016, le règlement européen EU n°1169/2011, dit règlement INCO, établit les règles quant à l’information des consommateurs, rendant ainsi obligatoire l’affichage de la déclaration nutritionnelle sur les denrées préemballées.


Toutefois, ces informations obligatoires restent opaques pour de nombreux consommateurs, c’est pourquoi la même année, dans le cadre de la Loi Santé et de la lutte contre l’obésité, les pouvoirs publics français décident de la mise en place d’une information visuelle facultative pour améliorer la compréhension nutritionnelle du consommateur. Cette dernière se voulant simple, efficace, visible, et facile à comprendre pour tous.

C’est ainsi que suite à une étude comparative de quatre signalétiques différentes (mise en situation dans des magasins tests) le Nutri-Score fut adopté en France le 15 mars 2017, avant de conquérir la Belgique en août puis l’Espagne en novembre 2018.


A savoir que le Nutri-Score a été conçu par l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN, Julia et al.) dirigée par Serge Hercberg (président du programme national nutrition santé (PNNS), pour l’Agence Santé Publique France à la demande de la direction générale de la santé. Ses objectifs sont d’aider à choisir entre plusieurs produits d’un même rayon ainsi que de pouvoir comparer la qualité nutritionnelle pour un même produit de différentes marques.


Aussi, son application est une recommandation des pouvoirs publics français, mais n’est pas obligatoire : le faire figurer sur les emballages des denrées alimentaires reste facultatif et repose sur le volontariat des entreprises, pourtant il est aujourd’hui de plus en plus présent dans les rayons de nos supermarchés.


D’ailleurs, le 21 février 2019, l’Assemblée Nationale a adopté un amendement à la quasi-unanimité (49 voix contre 1) rendant obligatoire l’affichage du Nutri-Score sur tous les supports publicitaires pour des denrées alimentaires.


L'entrée en vigueur de cette mesure est fixée au plus tard au 1er janvier 2021 pour laisser aux professionnels le temps de s'adapter. A noter toutefois que les annonceurs pourront déroger à cette obligation moyennant une contribution correspondant à 5 % du chiffre investi dans la campagne publicitaire à l’Agence Nationale de Santé Publique.


Doit-on s’en réjouir ? D’après nos ministres de la santé, il semblerait bien que oui ;


Le Nutri-Score est un outil efficace : un consommateur informé par le Nutri-Score est trois fois plus à même de déterminer ce qui est bon ou non pour lui. Encore une fois, on n’empêche personne de faire de la publicité, d’acheter ni de consommer : on donne une information aux consommateurs et, ce faisant, bien souvent on contrebalance la désinformation publicitaire – j’ai déjà donné l’exemple des céréales censées faire maigrir alors qu’en fait il n’en est rien. (Applaudissements sur les bancs du groupe LaREM.)


Olivier Véran, Ministre de la Santé, le 21/02/2019 à l’Assemblée Nationale



Sous quelle forme se présente-t-il ?

Le Nutri-Score est un logo apposé sur la face avant des emballages. Il est représenté par une échelle de 5 couleurs, du vert foncé au rouge, respectivement associées à des lettres allant de A à E. Chaque produit est donc positionné sur l’échelle Nutri-Score de A (vert foncé), pour les produits les plus favorables sur le plan nutritionnel, à E (rouge) pour les produits les moins favorables. 



Quels sont les produits concernés par le logo ?


Le Nutri-Score concerne presque tous les aliments transformés (avec quelques exceptions, comme les herbes aromatiques, les thés, les cafés, les aliments infantiles destinés aux enfants de 0 à 3 ans…) et toutes les boissons, excepté les boissons alcoolisées. Sont également exemptés les produits non transformés, comme les produits carnés, le poisson ou encore les fruits et légumes frais ainsi que les denrées dont la face la plus grande a une surface inférieure à 25 cm².


Comment est-il attribué ?

Derrière ce logo, il existe un algorithme très simple qui attribue un score à chaque produit alimentaire en fonction de sa composition nutritionnelle basée sur sept éléments : l’énergie, le sucre, les acides gras saturés, le sel, les protéines, les fibres et la quantité de fruits et légumes.


Comment obtient-on ce score ? Tout d’abord, on divise ces sept éléments en deux familles qui sont :

·        N pour négatifs car ils sont à limiter : énergie (kJ), acides gras saturés (g), sucres (g) et sel (mg), car des niveaux élevés sont considérés comme mauvais pour la santé.  

·        P pour positifs car considérés comme bons pour la santé : fibres (g), protéines (g) et teneur en fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, huile de colza, de noix et d’olive (%), car ils sont à privilégier.

 

On attribue ensuite un score qui va de 0 à 10 pour chaque item de la famille N, soit une somme comprise entre 0 et 40. On répète ce processus pour les items P avec un score de 0 à 5 points cette fois le score est compris entre 0 et 15.


Holisme et réductionnisme : comment classer le Nutri-Score ?

Ces écrits vont être mis en relation avec les travaux du maître Edgar Morin

Avant de détailler plus le Nutri-Score, nous allons parler des pensées holistique et réductionniste.


Tout système que l’on connait est organisé. En effet, de l’organisation de la particule à l’organisation de l’univers, tout est organisé ; même les systèmes idéologiques. On peut parler d’un ordre désorganisé ou d’un désordre désorganisateur.

Citons Morin : « le modèle aristotélicien (forme /substance) et le modèle cartésien (objets simplifiables et décomposables), l’un et l’autre sous-jacents à notre conception des objets, ne constituent pas des principes d’intelligibilité du système ».

L’idée de forme est conservée mais elle devient une unité complexe organisée qui se manifeste dans le temps et l’espace. La forme est soumise à la pression de son environnement. L’humain en est un bel exemple.


Le système est une interrelation d'éléments constituants une entité ou une unité globale. « A System is a set of inities with relationship among them ». « C'est un tout (whole) qui fonctionne comme tout en vertu des éléments (parts) qui les constituent » Morin, la Méthode.


Le monde moderne veut s’opposer à l’« Homme » en s’opposant à la complexité. L’homme ne vit pas dans un système fermé et clos mais en interaction permanente avec son environnement. Le code binaire s’oppose à la complexité.


Comment juge t’on qu’un aliment est bon ou mauvais de nos jours ?

On juge selon sa composition et non selon la matière première qui la constitue, son organisation, son tout, sa matrice.

Prenons l’exemple d’une pomme, on juge de nos jours avec sa composition.


  • Si elle contient assez de vitamine C alors elle est bonne
  • Si elle assez sucré alors elle est bonne.
  • Si elle n’est pas assez belle alors elle ne sera pas assez vendue
  • Si elle se détériore rapidement alors elle ne sera pas achetée


Cette vision est une vision réductrice. On réduit une pomme à sa composition et à un aspect quantitatif.



Schéma de la pensée complexe appliquée à la pomme avec l’introduction du cycle vertueux de la Bioécologie (ici Permaculture).


D’une vision plus globale et Holistique, on dira que cette pomme est bonne car ;

  •  Elle respecte l’environnement, la saisonnalité
  •  Qu’elle respecte l’humain, les animaux,
  •  Qu’elle respecte l’éthique du Bio.

Cette vision beaucoup plus globale est intéressante.


Pourquoi ?

Car elle vient protéger le tout qu’est l’environnement, les humains. En se concentrant sur la partie réductrice de la pomme, on nuit simplement à tout ce qui fait que la pomme est une pomme.


Est-ce que voir la vision réductionniste ne va pas endommager le tout parfait ? Si c’est le cas alors c’est la vision Holistique qui prime. C’est avec la « General System Theory », que nous comprenons quel angle prendre. Le monde moderne est réducteur, l’ampleur du réductionnisme est telle que nous ne faisons que de la simplification. Cette simplification ignore donc les perspectives aux alentours et conduit inexorablement aux risques d’erreurs et d’inattendus.


Blaise Pascal (1), dans « Les Pensées », dit : « Je tiens pour impossible de connaître les parties sans connaître le tout, non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties » !

 

Ne doit-on faire que de l’holisme ?

Il faut faire à la fois du global et de la réduction. Seulement, le réductionnisme ne tient plus compte de cette partie Holistique. Reprenons la pomme, on peut effectivement passer par la voie réductrice seulement si nous avons déjà considéré si cette pomme était bio, son environnement, le respect de la saisonnalité (Holisme).


Le réductionnisme est intéressant s’il est en équilibre avec l’holisme. C’est la seule équation possible et intéressante.



Équilibre entre les parties et le système ; Schéma vertueux entre le réductionnisme et l’Holisme.


Ce que nous devons faire à l’heure actuelle.



Liaison poly-relationnelle avec le NutriScore.


Le Nutriscore, comme nous l’avons vu, isole un aliment par sa composition. Mais il va plus loin puisqu’il fait le va et vient entre partie et sous partie sans aucune liaison. Or, la pensée complexe a la faculté de lier dans l’équilibre les parties réductrices qui les séparent et les unités qui les relient.


(Héraclite : «Unir tout ce qui discorde et concorde »).


Schéma poly-relationnel de la pensée complexe appliquée au Nutri-Score


Le Nutri-Score vient isoler encore plus le réductionnisme. Le Nutri-Score est un produit de l'ultra-réductionnisme qui vient dénigrer quelques parties du tout que sont ici les nutriments.


Comme nous l’avons vu plus haut, le Nutri-Score met en exacerbe les acides gras saturés qui font partie du sous-groupe des graisses. Puis on diabolise les sucres (macronutriment essentiel), et le sel. Ici encore il n’y a aucune distinction entre un sel local de qualité comme ceux de Guérande ou de Camargue et un sel raffiné de supermarché.




LE PROBLÈME du Nutri-Score est qu’il isole encore plus la partie réductionniste*. Le Nutri-Score est incomplet, ce qui induit une cécité dans les parties réductionnistes.


Le sel étant une partie de l’aliment, si nous donnons une note sur l’aliment par sa teneur en sel ou en énergie, c’est du réductionnisme.

 

1.      Noté un aliment par sa teneur en sel ou son nombre de calories c’est du réductionnisme

2.      Noté un aliment par sa teneur en sucres *, acide gras, c’est de l’ultraréductionnisme

3.      Noté un aliment par sa teneur en carbone c’est de l’ultraréductionnisme avancée.




Le sucre inscrit dans le Nutriscore concerne le sucre ajouté et non les glucides.

 

L’avis de Lara Plessis, docorante en science : « Ce qui fait que le nutri-score donne une illusion de scientificité, une illusion de "précision", puisqu'on a l'impression qu'il donne et prend en compte beaucoup de détails sous une apparence mathématique et scientifique, chiffrable, objective, mesurable. » « L'holisme est au moins à la portée de ces éléments parce qu'il est justement caractérisé par la pensée complexe, non automatique, qui a de plus gros défis à relever que de simplement classer les aliments du - calorique au + calorique, de celui contenant le - de sucre à celui qui en contient le +, etc. »




En quoi cela est dangereux d’être ultra réductionniste ?

Cela peut conduire à des comparaisons dangereuses comme l’a donc fait UFC que choisir dans une dernière publication. Si vous ne mangez pas de pain, vous pouvez manger du Nat Ourson miel ! Produit ultra transformé (voir études) que vous retrouverez à la télévision se vantant d’un NutriScore A, B ou C.


« L’enjeu est crucial car les aliments ultra-transformés sont un indicateur holistique, reflet de risques non seulement pour la santé humaine et animale (bien-être et biodiversité), mais aussi pour l’environnement (pollution, climat, biodiversité), l’économie (disparités socio-économiques, les plus pauvres en étant les plus gros consommateurs et les plus obèses), le bien-vivre ensemble (modes de consommation solitaire) et les traditions (la standardisation menace les cultures culinaires dans le monde) (Anthony Fardet, pratique en Nutrition, 2018)




Plus un aliment est fractionné et réduit à ses seuls nutriments, plus il participe à une vision ultraréductionniste

Plus une pensée réductionniste est poussée plus elle devient ultra-réductionniste et dangereuse.


Les notations avec une unité multi-complexe

Le score NOVA devient holistique mais carencé en réductionnisme et incomplet car il nuit au réductionnisme lui-même. Il respecte la théorie de la pensée complexe.


SIGA du fait de son travail holistico-réductionniste intègre les deux visions. Le degré de transformation SIGA vient donc englober l'humain, et certains caractères importants comme la nature. Le Système Siga est un système qui protège les systèmes alimentaires. « C’est donc un indicateur de référence pour la protection des systèmes alimentaires. » comme le précise Anthony Fardet. Il prend en considération les parties elles-mêmes et s’intéresse au degré de transformation des sucres et aux marques d’ultra-transformations, qui correspondent à du réductionnisme.


La règle des 3V d'Anthony Fardet devient une vision plus holistique qui englobe encore l'espace et le temps. Il existe aussi le régime méditerranéen, le régime de Valter Longo mais la dimension d’écosystème holistique est bien plus présente dans la règle des 3V.


Le Nutri-Score n'est ni un score Holistique, ni un score réductionniste. C'est un score aveugle, qui nuit automatiquement au réductionnisme et au tout lui-même.


On ne peut donc pas comparer le degré de transformation et le Nutri-Score car les deux ne sont pas comparables.



Santé vertueuse contre santé dangereuse


Le Nutri-Score dangereux et victime du PNNS ?

Le Nutri-Score est en réalité une somme des anciennes recommandations avec une incitation involontaire à augmenter les produits ultra-transformés. Les résultats des autres études INCA vont être problématiques et catastrophiques ; au lieu d’intégrer seulement le degré de transformation des aliments, nous avons créé un logo qui ne diminuera pas la consommation des aliments ultratransformés.



La partie supérieure montre le NutriScore. La partie inférieure, que l’on ne voit pas, montre l’association des anciennes recommandations (réductionnisme) et une consommation involontaire des produits ultratransformés.


Le PNNS qui conseillait quand même certains produits bruts se retrouve réduit, absorbé et englouti par le NutriScore. A force de ne parler que du NutriScore, nous oublions le PNNS et la mise en avant des produits bruts.


Le PNNS par exemple parle de :

  • réduire les produits sucrés,
  • manger au moins 5 fruits et légumes par jour
  • mettre l’accent par exemple sur les fruits à coques et les légumineuses.


Le PNNS recommande aussi de lutter contre la sédentarité, même celle des sportifs ! Les recommandations sur le « fait-maison » sont également précieuses, puisqu’elles permettent de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés.


Les directives plus précises comme le NutriScore ne vont pas améliorer la situation car ce dernier vient s’opposer au PNNS lui-même. Le NutriScore est donc une sous partie du PNNS. Comme le PNNS a été un échec en matière de résultats et comme le précise IGAS, il faut créer un autre score pour enlever les incompétences de ce système réductionnisme « Certaines initiatives ministérielles non coordonnées envoient des signaux contradictoires, ainsi en est-il de la création de l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité – ONAPS, sponsorisé par Coca-Cola® » !



UFC que choisir et publication ?




Cette publication fait suite à un article réductionniste de UFC que choisir.



(http://www.reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2020/09/Le-petit-guide-de-la-qualit%C3%A9-nutritionnelle.pdf)

La publication de UFC de choisir n’incite pas à bien consommer. Comparer des aliments industriels avec des aliments bruts ne devrait pas être fait. Des valeurs telles que la gastronomie française, mais aussi les viandes de boucheries, comparées à des produits ultra transformés riches en additifs est une aberration alimentaire. Comment les enfants, mais aussi les adultes vont interpréter ce genre de comparaisons ? Ne va-t-on pas aggraver la gastronomie française ?


Comparer un croissant avec des céréales ultra-transformées est une aberration ! A-t-on demandé l’avis aux boulangers de France pour cette comparaison ? Pensez-vous qu’un pain complet puisse être comparé à un Nat Ourson Miel ultra-transformé ?


L’hypothèse qui est mise en avant est que le NutriScore compare la même chose or on voit bien qu’il a été détourné à des fins agroalimentaires. Au lieu de préserver une industrie locale, centralisée, nous avons encore plus globalisé, espérant que la fin de cette crise soit dans la nouveauté.


La publication de UFC que choisir vient induire le public en erreur, d’ailleurs dans les photos utilisées, nous pouvons retrouver de « l’eau princesse des neiges notée A » (page 17). Que doit-on en penser ?


Comment d’autres associations ou structures (réseau environnement, association française des diabétique…) peuvent cautionner ce genre de placement de produits industriels ? L’eau du robinet ne serait pas notée A alors ?

Le mot « transformé » a été utilisé une seule fois dans la publication de UFC que choisir, le mot « ultra-transformé » a été cité une fois également !


En page 39, on nous dit « Les aliments tout préparés sont pratiques et nous facilitent la vie, mais ils contiennent souvent beaucoup de sucre et de gras (céréales du petit déjeuner, gâteaux, crèmes dessert, glaces, boissons sucrées et sodas…) ou de sel (charcuterie, plats tout préparés, soupes déshydratées, fromage, pain…). Lorsqu’ils sont ultra-transformés, ils contiennent de nombreux additifs dont certains peuvent avoir des effets sur la santé. Privilégiez-le ‘fait maison’, cuisinez aussi souvent que possible, en utilisant des ingrédients frais ou surgelés. Si vous achetez des aliments industriels, limitez les produits de Nutri-Score ‘D’ ou ‘E’ et, par précaution, préférez les aliments sans additifs ou avec la liste la plus courte d’additifs ».


Comment peut-on réduit les produits ultra-transformés tout en limitant le Nutriscore D et E alors que 50% des produits du NutriScore B sont ultra-transformés ?



Schéma d’une publication (Srour B, Fezeu LK, Kesse-Guyot E, Allès B, Méjean C, Andrianasolo RM, et al. Ultra-processed food intake and risk of cardiovascular disease: prospective cohort study (NutriNet-Santé). BMJ. 2019 29;365:l1451)

UFC que choisir a fait une pétition pour enlever les score D et E de la télévision mais rien pour les scores A, B, C. « Va-t-on donc enlever le fromage, les huiles et le beurre « comme le précise Anthony Fardet.



Rappelons un détail à UFC que choisir :

 

Dans les publicités, les produits ultra-transformés seront donc présents à 49,1 % !!

Peu de publicité pour les VRAIS ALIMENTS (Anthony Fardet, Mangeons vrai).

 

UFC que choisir aggrave le réductionnisme moderne en simplifiant toujours au maximum. La conséquence est une déconnexion de la réalité. Notre monde moderne fait déjà assez de réductionnisme.


Ce que nous devons faire :


Paradigme souhaité et développé par Complexus Care


Etudes

Magnesium, calcium, vitamine D

Walters JR, Balesaria S, Chavele KM, et al. Calcium channel TRPV6 expression in human duodenum: different relationships to the vitamin D system and aging in men and women. J Bone Miner Res. 2006;21:1770–1777. 

Pattanaungkul S, Riggs BL, Yergey AL, et al. Relationship of intestinal calcium absorption to 1,25-dihydroxyvitamin D [1,25(OH)2D] levels in young versus elderly women: evidence for age-related intestinal resistance to 1,25(OH)2D action. J Clin Endocrinol Metab. 2000;85:4023–4027.]

Walters JR, Balesaria S, Khair U, et al. The effects of vitamin D metabolites on expression of genes for calcium transporters in human duodenum. J Steroid Biochem Mol Biol. 2007;103:509–512.

Holick MF. Vitamin D deficiency. N Engl J Med. 2007;357:266–281. Cashman KD. Vitamin D deficiency in Europe: pandemic? Am J Clin Nutr. 2016 Feb 10. pii: ajcn120873. [Epub ahead of print]

 

Vitamine D, magnésium :

Anne Marie Uwitonze, BDT, MSMohammed S. Razzaque, MBBS, PhD Role of Magnesium in Vitamin D Activation and Function The Journal of the American Osteopathic Association, March 2018, Vol. 118, 181-189.

 

Vitamine A et hormones thyroidiennes :

Mahdieh Abbasalizad Farhangi Seyyed Ali KeshavarzMohammadreza EshraghianAlireza OstadrahimiAli Akbar Saboor-Yaraghi The effect of vitamin A supplementation on thyroid function in premenopausal women J Am Coll Nutr 2012 Aug;31(4):268-74.

 

Anthony FARDET

http://www.anthonyfardet.com/wp-content/uploads/2019/03/Revue-des-Industries-Agro-Alimentaires.pdf

http://www.anthonyfardet.com/wp-content/uploads/2019/03/Pratiques-en-Nutrition-2018.pdf

Anthony Fardet & Edmond Rock. Exclusive reductionism, chronic diseases and nutritional confusion: the degree of processing as a lever for improving public health Critical Reviews in Food Science and Nutrition 2020 Dec 14;1-16.

Anthony Fardet, Halte aux aliments ultratransformés, mangeons vrai chez Thierry Souccar

Anthony Fardet. Characterization of the Degree of Food Processing in Relation With Its Health Potential and Effects Adv Food Nutr Res. 2018;85:79-129.

Pour avoir plus d’informations sur la méthode SIGA : https://siga.care/indice-siga/


Nutriscore

(1)   :https://Nutri-Score.blog/2020/11/07/nutri-score-et-ultra-transformation-deux-dimensions-differentes-complementaires-et-non-contradictoires/

(2)    NIH Consensus Statement. Ann Int Med 1993, 119:764

(3)   NIH Clinical Guidelines on Obesity. Obes Res 1998;6(Suppl 2):51S-209S

(4)   Nutrition and Metabolism Advisory Committee : A review of the relationship between dietary fat and overweight/obesity. NHF, février 2003.

(5)   Patty W Siri-Tarino, Qi Sun, Frank B Hu, Ronald M Krauss; Meta-analysis of prospective cohort studies evaluating the association of saturated fat with cardiovascular disease, The American Journal of Clinical Nutrition, Volume 91, Issue 3, 1 March 2010, Pages 535–546, https://doi.org/10.3945/ajcn.2009.27725

(6)   Kshitij Wagh, Aatish Bhatia, Gabriela Alexe, Anupama Reddy, Vijay Ravikumar, Michael Seiler, Michael Boemo, Ming Yao, Lee Cronk, Asad Naqvi, Shridar Ganesan, Arnold J. Levine, Gyan Bhanot (2012). Lactase Persistence and Lipid Pathway Selection in the Maasai PLOS ONE, 7 (9) : 10.1371/journal.pone.0044751


Produits ultratransformés :

Kevin Hall : https://www.cell.com/cell-metabolism/pdf/S1550-4131(19)30248-7.pdf

Melo, B.; Rezende, L.; Machado, P.; Gouveia, N.; Levy, R. Associations of ultra-processed food and drink products with asthma and wheezing among Brazilian adolescents. Pediatr. Allergy Immunol. 2018, 29, 504–511.

Queiroz, S.A.; de Sousa, I.M.; Silva, F.R.M.; Lyra, C.O.; Fayh, A.P.T. Nutritional and environmental risk factors for breast cancer: A case-control study. Sci. Med. 2018, 28, 1–8.

Machado Azeredo, C.; Cortese, M.; Costa, C.D.S.; Bjornevik, K.; Barros, A.J.D.; Barros, F.C.; Santos, I.S.; Matijasevich, A. Ultra-processed food consumption during childhood and asthma in adolescence: Data from the 2004 Pelotas birth cohort study. Pediatr. Allergy Immunol.

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IGAS et Echec du PNNS :

https://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2016-020R.pdf


Évaluation du programme national nutrition santé 2011-2015 et 2016 (PNNS 3) et du plan obésité 2010-2013. Inspection générale des affaires sociales.


« Le bilan du PNNS ne peut échapper à un certain nombre d’imprécisions. En premier lieu, l’indisponibilité des résultats des grandes études de santé disposant d’un volet nutrition ne permet pas d’objectiver la situation. En deuxième lieu, face à des « mots d’ordre » d’efficacité limitée, les déterminants de l’évolution des comportements alimentaires des personnes ciblées par le PNNS doivent être mieux pris en compte. En troisième lieu, si la notoriété des slogans et messages de prévention n’est pas contestable, le PNNS souffre désormais d’une image neutre ou négative et il est peu connu du grand public. Enfin, en dernier lieu, son impact sanitaire, lorsqu’il existe, est difficile à imputer au seul PNNS. Il est par ailleurs limité puisque les inégalités sociales de santé n’ont pas diminué et que la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les enfants est toujours un sujet de préoccupation. »


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Hocine Sekkiou




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